Le Verger

Ce terrain de 810 m² acquit pour construire un garage à l’emplacement d’une ancienne salle de traite représentait aussi une sécurité vivrière pour nous.

Le champ de près de huit hectares de l’ancien propriétaire Guy Parisot avait été partagé en quatre parties. La nôtre, puis deux autres acquisent par Michel Besson, sur lesquelles il a construit sa maison et ses dépendances. La parcelle voisine appartient à sa fille Catherine Poirot.

La maison Besson a fait passer sa tuyauterie d’eaux pluviales, en direction de la collecte municipale, sous les terrains Parisot. Ce verger possède donc de ce fait une servitude : laisser un accès au regard installé sur cette tuyauterie avant son passage sous la route. Actuellement, son couvercle est recouvert d’un peu de terre meuble, et son emplacement est coté 11 sur le plan.

Ce verger ménage une zone libre dans sa partie haute pour y installer un futur potager "bio" à l’abri des sources de pollution industrielle. Sur le plan on distingue les toitures 14 du garage et 13 de la réserve de bois ainsi que les deux composteurs 12.

On récolte ici, en août, les prunes lorraines des deux mirabelliers 1, mais aussi dès juillet les fruits du cerisier 2, ceux du cognassier 3 en septembre, puis viennent ceux du néflier 4 aux premières gelées. En octobre on ramasse parfois les graines des noisetiers 6 si les blaireaux veulent bien en laisser quelque unes. Au mur d’enclos s’accrochent quelques mûriers offerts à la maraude !

Au printemps toutes les floraisons actuelles incitent à replanter, un peu à l’abri des vents d’hiver, le pommier qui a gelé récemment.

C’est aussi à ce moment que les lilas 5 font leur fête, avec la spirée 9, et les forsythias sous la garde des troènes 8 . Ces derniers se plaisent aussi à abriter les chants d’oiseaux. C’est sous l’un d’eux, près de l’entrée, que s’installe le couarail, dès que les enfants viennent se gaver de cerises, et jusqu’à ce que l’odeur du seringa 10 clôture le rêve les soirs d’été. Seul l’érable champêtre 7 est là, avec son beau feuillage, pour cacher un peu plus les hangars agricoles.